Pétition : non à l'Institut de Culture Musulmane !

IMPORTANT
Rendez-vous ce jeudi 22 octobre 2009 à 19h à Charbonnières-les-Bains
devant le Conseil Régional de Rhône-Alpes.

Manifestation IFCM le 22 octobre 2009

Il est toujours temps !

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Un gigantesque centre islamique à Lyon

Après la Grande Mosquée de Lyon, la communauté musulmane en pleine croissance réclame aujourd'hui un nouveau projet de grande ampleur en sa faveur. Si l'IFCM voit le jour, c'est un immense bâtiment avec un parking souterrain, deux salles de conférences de 288m2 et 156m2, 11 salles de cours, plusieurs grandes salles de réception, un hall d'exposition de 97m2, un distributeur de billets de banque, une boutique, une salle de réunion de 48m2, une cafétéria, une bibliothèque, un laboratoire de langue, un espace de détente et même des logements qui seront construits. Ce projet pharaonique s'étendra sur quatre niveaux et plus de de 2 700m2 et emploiera 11 personnes à plein temps. Loin d'être un simple Institut à vocation culturelle, l'IFCM sera un véritable centre islamique de grande dimension.

Un projet ruineux en période de crise

Selon l'étude d'avant projet menée par l'Institut des Hautes Etudes Islamiques, la construction de L'institut Français de Civilisation Musulmane est évaluée à plus de 9 000 000 d'€. Selon les prévisions annoncées, la commune de Lyon participerait à hauteur de 10%, la région Rhône-Alpes 15%, l'Etat français 15%, L'Union Européenne 25% et le département 10%, soit au total plus de 5 000 000 d'€ d'apports publics. A cette dépense il faudra également ajouter les frais de fonctionnement évalués à 1 000 000 d'€ par an. Au total ces millions d'euros représentent une somme astronomique qui pourrait être beaucoup plus utile ailleurs surtout en cette période de crise, et qui devrait profiter à tous les Lyonnais et non à la seule communauté musulmane. Une communauté qui d'ailleurs ne financera au total que 15% de la construction de l'IFCM. Les contribuables vont donc payer 5,3 millions d'euros pour un institut qui ne concernera dans ses activités que la communauté musulmane. En effet, le programme d'actions est essentiellement tourné vers la religion musulmane avec un objectif de connaissance et de valorisation de la culture islamique sous tous ses aspects. Pourtant, l'argent pour la construction de l'Institut va provenir d'une large majorité de personnes éloignées des contingences islamiques.

Une atteinte grave à la laïcité

L'article 2 de la loi de 1905 dispose que "la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte." S'il parait évident aujourd'hui que la laïcité française n'est plus respectée notamment quand il s'agit de financer des mosquées de façon déguisée (don ou location symbolique de terrain par les mairies, subventions dites "culturelles", ou financement publique assumé...) ce projet est aujourd'hui un appel à une nouvelle transgression de ce principe. Une transgression beaucoup plus grave que pour un simple lieu de culte, puisque cet institut est en fait centre méta-politique islamique déguisé.

Un étrange soutien des pays musulmans

Selon l'étude d'avant projet réalisé par l'Institut des Hautes Etudes Islamiques, le centre pourrait être construit avec la participation de fonds étrangers issus de pays islamiques. Le Royaume d'Arabie Saoudite, le Koweit, et les Emirats Arabes Unis semblent être intéressés à participer au financement et soutiennent activement le projet. On peut s'interroger sur les raisons qui poussent ces pays islamiques à participer à de tels projets en Europe, mais également sur l'origine des fonds engagés.

Une récupération électorale flagrante

La classe politique s'est empressée de donner son accord sans demander l'avis de la population. Car financer l'IFCM est l'occasion pour les décideurs locaux de s'assurer le soutien de la communauté musulmane aux prochaines échéances électorales. Or selon l'étude privée menée pour la préparation du projet de construction, 150 000 personnes ont "un lien avec la tradition musulmane et la culture islamique" dans le Grand Lyon, soit 10% de la population. Une communauté devenue donc incontournable pour les politiques, qui ne peuvent plus refuser d'accorder les subventions publiques nécessaires à la construction de l'IFCM sans risquer des sanctions lors des prochaines élections. Une récupération politique qui s'illustre par l'organisation d'un repas de rupture de jeûne du Ramadan par Kamel Kabtane dans les salons d’honneur de l’hôtel de ville, le 15 septembre 2009. C'est pour toutes ces raisons que le collectif IFCM-Non-Merci au financement public de ce projet lance cette pétition. Nous invitons également toutes les associations, organisations, ou personnalités qui le souhaitent à rejoindre le collectif IFCM-Non-Merci dés maintenant.

IFCM pétition